馃帳 Interview de David PHOMMACHANH : le retour de l'ancien formateur
« Bonjour, je m’appelle David PHOMMACHANH, j’ai 43 ans, ancien formateur à la Faculté des Métiers. Aujourd’hui, je suis auto-entrepreneur et j’habite à Bordeaux mais je suis à mi-temps à la Faculté en tant que technicien de maintenance. »
Dès les premières réponses, David pose un parcours marqué par le mouvement, les transitions… et une fidélité certaine à la FDME.
Pendant 10 ans, il s’investit pleinement comme formateur au sein de l’établissement. Il débute sur le site de Bondoufle, dans la filière maintenance industrielle, où il accompagne des apprenants en BEP et BAC PRO. Puis, au fil des années, il élargit son champ d’intervention en rejoignant la filière électro-énergétique : « J’intervenais sur les BAC PRO, les BTS électrotechnique, mais aussi sur les BTS maintenance des systèmes et les licences RMEIH ».
Une diversité de niveaux et de publics qui façonne sa vision du métier. Mais lorsqu’on lui demande s’il y a eu un moment ou une méthode qui l’a particulièrement marqué, sa réponse est nuancée : « Il n’y en a pas un en particulier. C’est vraiment l’ensemble des collaborateurs avec qui j’ai travaillé. Chacun, avec ses méthodes, ses qualités et même ses défauts, m’a apporté une plus-value. »
Après une décennie à transmettre, David ressent le besoin de se lancer dans un nouveau projet. Il quitte alors la région parisienne pour s’installer dans le sud-ouest et créer son entreprise dans la plomberie, le chauffage et la climatisation. Une transition importante, guidée par une envie d’indépendance et de renouveau.
Mais l’histoire avec la FDME ne s’arrête pas là : « Mon retour s’est fait au détour d’une discussion avec Arnaud CASTAILLET (ndlr : le responsable Sécurité et Patrimoine de la FDME) », raconte-t-il. Entre un besoin côté établissement et une envie personnelle de « changer ma routine », les conditions sont réunies pour un retour… sous une autre forme. David réintègre alors la FDME en tant que technicien de maintenance, une fonction différente, mais toujours au cœur du fonctionnement de l’établissement.
Ce parcours lui permet aujourd’hui d’avoir un regard complet, à la fois pédagogique et technique. Et cette double casquette prend encore plus de sens lorsqu’il se retrouve, lui aussi, en position d’apprenant. En février 2026, il suit une formation en habilitation électrique. Une expérience qu’il décrit avec recul : « Se retrouver de l’autre côté ne m’a pas dérangé, bien au contraire ». Cette immersion lui rappelle les fondamentaux du métier de formateur : « Ça m’a permis de me rendre compte de l’importance du dynamisme et du côté passionné que le formateur doit mettre pour maintenir l’attention ».
Une prise de recul qui renforce sa conviction sur la formation continue : « Pour moi, ça permet de rester en éveil sur les avancées technologiques, mais aussi de revoir des bases qu’on finit parfois par oublier à cause de mauvaises habitudes professionnelles ».
<< Voir le catalogue de la Formation Continue à la FDME >>
Aujourd’hui, dans son rôle de technicien, David se dit pleinement épanoui : « Je travaille en collaboration avec les différents personnels de la FDME et j’ai une très bonne entente avec mes collègues du service patrimoine et sécurité ». Un équilibre qu’il semble vouloir préserver, sans projet immédiat de changement : « Pour l’instant, je n’ai pas de projet particulier concernant la FDME ».
Lorsqu’on l’interroge sur ses souvenirs, son discours change de ton. Les expériences vécues avec les apprenants refont surface, notamment lors de moments hors cadre : « Il y a bien sûr les séjours pédagogiques à Malte ou au ski… ». Mais il y a ce moment plus intime, plus marquant : « Quelques jours après les résultats, j’ai croisé [au restaurant] un ancien apprenti en BTS avec ses amis. Il m’a présenté comme le formateur grâce à qui il avait obtenu son diplôme. » Une reconnaissance spontanée, qui résume à elle seule l’impact d’un formateur dans un parcours.
Avec le recul, David identifie clairement l’un des grands atouts de la FDME : « Sa grande diversité de formations. Le plus gros avantage, c’est de pouvoir se diversifier si on le souhaite. ». Un constat en parfaite cohérence avec son propre parcours, fait d’évolutions et de transitions.
Et s’il devait transmettre un message aujourd’hui, ce serait peut-être celui qui traverse toute son expérience :
Se former, évoluer, changer… sans jamais perdre l’envie d’apprendre.
Avant de conclure, fidèle à l’esprit d’équipe qui l’a accompagné tout au long de sa carrière, il adresse une dernière pensée : « Une grosse dédicace à mes collègues qui sont devenus des amis… et surtout à Gaël GUILLET. »
Commentaires0
Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire
Articles sugg茅r茅s