馃帳 Interview de Dalila QENDIL, d'ancienne apprenante 脿 formatrice en esth茅tique 脿 la FDME
De son ambition de travailler dans le pénal à formatrice de pratique esthétique : le parcours de Dalila QENDIL est tout sauf linéaire. Aujourd'hui formatrice à la FDME depuis 9 ans, cette ancienne apprentie devenue enseignante incarne la réussite d'un projet professionnel mûrement réfléchi. Son message aux apprenants actuels et aux alumni ? La détermination et l'investissement sont les clés de la réalisation de ses rêves.
Quand tout bascule : oser changer de cap à 17 ans
Imaginez : vous avez 17 ans, vous venez d'obtenir votre BAC ES, et vous réalisez que la voie que vous pensiez suivre pendant des années ne vous correspond finalement pas. Combien d'entre vous sont passés par là ? C'est exactement ce qui est arrivé à Dalila. "Je voulais être juge dans le pénal, mais je me suis dit que [...] toutes ces années d'étude pour finalement voir des histoires à ne plus me faire dormir la nuit, j'ai décidé de changer totalement de voie professionnelle", confie-t-elle.
Cette remise en question totale montre qu'il n'est jamais trop tard pour changer de trajectoire. Dalila a pris une année de pause, travaillant à temps complet à la Brioche Dorée pour réfléchir à son avenir. Un an pour se poser les bonnes questions, loin de la pression du système éducatif. Un luxe que beaucoup se refusent par peur de "perdre du temps", alors que c'est souvent le meilleur investissement que l'on puisse faire.
L'esthétique : une passion qui devient vocation
Après cette année de réflexion, Dalila sait ce qu'elle veut : "Faire quelque chose que j'aime vraiment, c'est prendre soin des autres dans le domaine du bien-être et de la beauté." Et quand Dalila se lance, elle voit grand. CAP, BP, BTS : elle planifie déjà tout son parcours.
CAP esthétique en 1 an à Paris Beauty Academy, puis BP esthétique en 2 ans à la FDME, en alternance chez Yves Rocher, où elle découvre le monde professionnel. "Ils m'ont fait confiance et m'ont considéré non pas comme une apprentie mais comme une salariée à part entière", se souvient-elle.
Ce moment où une entreprise vous fait vraiment confiance, vous donne des responsabilités et vous permet de vous révéler... C'est exactement ce qui est arrivé à Dalila, au point qu'elle commence déjà à former les équipes sur place. Une reconnaissance qui fait toute la différence dans un parcours professionnel.
Le déclic : quand l'apprentie devient formatrice
C'est pendant ses cours de pratique avec Mme JEAN-BAPTISTE, sa formatrice de l'époque et sa collègue aujourd'hui, que Dalila a le déclic : "C'est ça que je veux faire plus tard, former et transmettre ma passion."
Elle enchaîne donc naturellement sur un BTS esthétique à l'ISIPCA de Versailles, une école réputée créée par Guerlain. Toujours en alternance chez Yves Rocher, toujours avec cette même détermination. Et ce n'est pas un hasard si elle précise que le BTS de l'époque était "un des BTS les plus durs de France."
Dalila n'a pas choisi la facilité. Elle a visé l'excellence, s'est investie à fond, et c'est ce qui lui a permis de se faire remarquer par ses formateurs.
"Elle était vraiment animée par ce qu'elle faisait, on sentait qu'elle transmettait son savoir par passion et non par obligation. C'est ce que j'aime inspirer à mes apprenantes à mon tour."
De Gemology à la FDME : quand le rêve devient réalité
Après son BTS, Dalila est recrutée par Gemology, une marque de cosmétique française de luxe. En 6 mois, elle passe d'esthéticienne et spa praticienne à formatrice France, puis formatrice internationale. Résultat ? 13 voyages en un an et demi : Mexique, Hong Kong, Macao... Des hôtels de luxe et des formations dans le monde entier.
Mais voilà : enceinte, elle réalise qu'elle ne pourra pas continuer à voyager autant. Et c'est là que le destin frappe à sa porte. "Qui m'appelle sur recommandation d'une de mes anciennes formatrices pour se faire embaucher en tant que formatrice de pratique esthétique ? La FDME !"
"Quand on se donne les moyens, on peut réaliser ses rêves professionnels et tout ça aussi grâce à mes formateurs qui m'ont fait confiance et qui m'ont chaudement recommandé." Le réseau, la qualité du travail fourni, l'impression laissée : tout compte et peut se révéler décisif des années plus tard ! Cette formatrice qui vous observe aujourd'hui pourrait bien être celle qui pensera à vous dans cinq ans pour une opportunité en or.
Toujours en mouvement : nouveaux challenges à l'horizon
Parce qu'elle s'ennuie facilement et a toujours besoin de nouveaux défis, Dalila s'est lancée il y a 2 ans dans l'accompagnement des apprenantes pour le concours MAF (Meilleurs Apprentis de France). Et ce n'est pas tout : passionnée par les soins du visage et l'univers des sourcils, elle se lance dans le maquillage semi-permanent, à raison d'une journée par semaine, sans impacter ses engagements à la FDME.
La formation ne s'arrête jamais. Dalila continue de se former, d'évoluer, de se challenger. C'est cette soif d'apprendre qui maintient la passion intacte après toutes ces années. Une leçon précieuse pour ceux qui pensent que le diplôme marque la fin de l'apprentissage.
Le lien qui perdure : anciens apprenants et formateurs
Dalila reste en contact régulier avec la plupart de ses anciennes apprenantes via les réseaux sociaux. "C'est toujours gratifiant de voir ce que sont devenues les apprenties que j'ai eu à former, les voir s'épanouir...", confie-t-elle. Certaines sont restées dans l'esthétique, d'autres ont totalement changé de voie, mais le lien reste.
Ces liens tissés pendant la formation peuvent durer toute une vie et constituent bien plus qu'un simple carnet d'adresses : c'est un réseau professionnel et personnel qui se construit jour après jour, cours après cours.
Le plus bel accomplissement : devenir la collègue de ses anciens formateurs
L'accomplissement dont Dalila est le plus fière ? "Avoir justement marqué mes formateurs à l'époque pour que plusieurs années plus tard ils pensent à moi et souhaitent que je devienne leur collègue."
Elle adresse d'ailleurs une dédicace toute particulière à ses anciens formateurs devenus collègues : Stéphanie JEAN-BAPTISTE, Olivier QUINCEY, Audrey VERILLOTTE et Hassiba CHOPLET-LASSOUED. Des noms qui résonnent certainement chez beaucoup d'entre vous et qui illustrent parfaitement la continuité et la transmission qui font la force de la FDME.
Le conseil qui fait mouche
Si Dalila devait donner un conseil à la jeune femme qu'elle était en 2010 ? "Ne jamais douter de moi, et prendre encore plus confiance." Mais elle ajoute aussitôt : "Rien d'autre car je me donnais à 100%, j'étais vraiment motivée."
Le message est clair : l'investissement total dans sa formation, c'est la base. Le reste, c'est la confiance en soi qui se construit au fil des succès.
"Vous avez tous les clefs en vous pour réussir, il suffit juste de se donner les moyens pour réaliser ses rêves professionnels."
De l'apprentie qui se donne à fond à la formatrice exigeante qui transmet sa passion, le parcours de Dalila QENDIL incarne parfaitement les valeurs de la FDME : excellence, détermination, transmission. Son rêve ultime ? Ouvrir un jour sa propre école d'esthétique qui deviendrait une référence dans le milieu. En attendant, elle continue à former, à inspirer et à rappeler à chaque promotion que la réussite se mérite.
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